1. Pourquoi cette page
Un site web consomme de l'énergie à chaque visite : celle du serveur, celle du réseau et surtout celle de l'appareil qui l'affiche. La plus grande partie de cette dépense se décide à la conception, dans ce qu'on choisit de ne pas charger.
Cette déclaration expose les choix faits sur ce site, les mesures relevées et les points qui restent à corriger. Elle est écrite dans le même esprit que la déclaration d'accessibilité : ce qui n'est pas mesuré n'est pas affirmé et ce qui est mauvais est écrit avec le chiffre.
2. Ce que cette page n'affirme pas
Nous n'employons ici aucune allégation environnementale générale. Vous ne lirez pas que ce site est « vert », « écologique », « respectueux de l'environnement » ou « neutre en carbone ». Ces mots ne veulent rien dire sans une mesure derrière et une mesure n'est utile que si sa méthode est publiée.
Nous ne revendiquons aucun label et n'affichons aucun score que nous n'aurions pas calculé nous-mêmes ou qui ne serait pas vérifiable par un tiers. Aucune compensation carbone n'est invoquée : compenser n'est pas réduire.
Cette position anticipe la directive (UE) 2024/825 du 28 février 2024 visant à donner aux consommateurs les moyens d'agir en faveur de la transition écologique, applicable dans l'Union à partir du 27 septembre 2026. Elle interdit les allégations environnementales génériques non étayées, les affirmations de neutralité carbone fondées sur la seule compensation et l'affichage de labels de durabilité qui ne reposent pas sur un système de certification. Nous nous y conformons par avance, non par contrainte mais parce que c'est la même exigence que celle du reste de ce site.
3. Référentiels
La démarche s'appuie sur deux références publiques :
- le GR491, guide de référence de conception responsable de services numériques publié par l'Institut du numérique responsable, qui organise la matière en trois piliers ;
- le référentiel général d'écoconception de services numériques publié en France, dont les critères techniques recoupent largement les précédents.
Aucune certification n'a été demandée. Les mesures ci-dessous sont les nôtres, obtenues avec les outils décrits et reproductibles par quiconque dispose d'un navigateur.
4. Pilier « People »
Un site sobre qui exclut une partie de son public n'est pas responsable, il est seulement léger. Ce site vise le niveau AA des WCAG 2.2, vérifié page par page et l'état exact de cette conformité, non-conformité comprise, est publié dans la déclaration d'accessibilité.
S'y ajoutent trois choix qui relèvent du même pilier :
- aucun mur de consentement, puisqu'il n'y a aucun traceur à faire accepter ;
- aucun procédé de captation : pas de fenêtre surgissante, pas de compte à rebours artificiel, pas de bouton de refus caché, pas d'interface trompeuse ;
- un contenu qui répond à la question posée, plutôt qu'une page longue conçue pour retenir.
5. Pilier « Planet »
5.1. Ce qui a été fait
Architecture. Le contenu vit dans des fichiers texte, sans base de données : une visite ne déclenche aucune requête de base. Une seule feuille de styles et un seul script, tous deux compilés et empreintés, que le navigateur garde en cache d'une page à l'autre et ne redemande qu'en cas de changement réel.
Poids envoyé. Aucun traceur, aucune régie publicitaire, aucun bouton de réseau social : ce sont les trois premières sources de poids inutile sur un site vitrine. Aucun cadre d'interface lourd non plus, l'interactivité reposant sur Alpine, quelques kilo-octets, plutôt que sur une bibliothèque de plusieurs centaines.
Une seule bibliothèque échappe à cette sobriété et elle mérite d'être nommée plutôt que passée sous silence : GSAP, qui porte les révélations au défilement, la parallaxe du portrait et la découpe des titres en lignes. Elle pèse 118 kilo-octets, soit plus que tout le reste du script réuni. Elle est donc servie à part, après le premier rendu et elle n'est demandée que si le mouvement a un sens pour la personne qui visite : pas sous préférence de mouvement réduit, pas en mode d'économie de données, pas sur une connexion annoncée en 2G. Dans ces trois cas, pas un octet n'en est téléchargé et la page pèse ce qu'elle pesait sans elle. C'est la règle déjà appliquée à la vidéo du hero, étendue au script : rien ne se télécharge sans décision.
Les polices sont auto-hébergées : aucun appel à un service tiers et aucune adresse IP de visiteur envoyée à un tiers pour afficher du texte. Elles représentent cinq fichiers WOFF2, deux familles, pour un total de 107 kilo-octets : un navigateur ne télécharge toutefois que les graisses réellement employées par la page qu'il affiche, jamais les cinq. Une famille variable ramènerait ce nombre à deux fichiers ; la fonderie n'en propose pas pour ces deux caractères, c'est donc un plafond et non un choix.
Les images sont en AVIF, avec leurs dimensions déclarées dans le balisage et un chargement différé sous la ligne de flottaison. Les icônes sont des SVG dessinés à la main et intégrés au balisage, sans police d'icônes, sans bibliothèque et sans requête supplémentaire.
Sobriété du DOM. Le nombre d'éléments d'une page est l'un des trois facteurs de son impact et le plus souvent le plus négligé. Les pages de ce site tenaient, au dernier relevé, entre 117 et 780 éléments, là où un site vitrine courant en compte plusieurs milliers. Aucune surcouche de conteneurs : le balisage a été écrit à la main, pas généré par un constructeur de pages.
Mouvement. Une seule vidéo sur tout le site, en fond du hero de l'accueil et elle ne part jamais d'elle-même : la page s'ouvre sur une image fixe et la vidéo n'est demandée que si le visiteur choisit l'ambiance de nuit. Elle est muette, sa piste audio ayant été retirée du fichier et servie en deux définitions, la plus légère allant aux petits écrans. Elle se met en pause dès que le hero sort du champ de vision et rien n'est téléchargé du tout lorsque le système signale une préférence pour le mouvement réduit, un mode d'économie de données ou une connexion lente.
Les autres animations obéissent à la même règle et à la même décision prise avant le premier rendu. Celles qui sont visibles d'emblée, l'ouverture du hero et l'en-tête des pages intérieures, sont de simples transitions écrites dans la feuille de styles : elles ne coûtent aucun script et ne retardent aucun texte. Celles qui n'arrivent qu'au défilement, les révélations de section, la parallaxe du portrait et la découpe des titres en lignes, reposent sur GSAP, servi à part et jamais avant que la page ne soit lisible. En mouvement réduit les unes comme les autres sont supprimées et non accélérées : le contenu est peint dans son état final dès la première image, sans jamais dépendre de l'arrivée d'un script.
5.2. Méthode de mesure
Relevés sur Chromium, fenêtre de 1440 pixels, cache vide, en additionnant toutes les ressources chargées jusqu'à la fin du chargement. Mesures du 31 juillet 2026, sans compression de transport : c'est le pire cas, le chiffre réel chez le visiteur est plus bas.
Ces mesures décrivent le poids transféré et la complexité du document. Elles ne sont pas une empreinte carbone et ne prétendent pas en être une. Elles sont refaites à chaque ajout de page et la date de chaque relevé est indiquée.
5.3. Mesures
Deux colonnes, parce que c'est là que se joue l'essentiel : la même page ne pèse pas la même chose selon que le mouvement est voulu ou non. L'écart, 118 kilo-octets et quatre requêtes, est exactement le poids de GSAP.
| Page | Avec mouvement | Mouvement réduit | Requêtes | Éléments du DOM |
|---|---|---|---|---|
| Accueil | 880 Ko | 762 Ko | 16 / 12 | 547 |
| Services | 349 Ko | 231 Ko | 9 / 5 | 117 |
| Projets | 349 Ko | 231 Ko | 9 / 5 | 117 |
| À propos | 349 Ko | 231 Ko | 9 / 5 | 117 |
| Contact | 904 Ko | 785 Ko | 11 / 7 | 187 |
| Pages d'information | 360 à 394 Ko | 242 à 276 Ko | 9 / 5 | 259 à 780 |
La ligne « pages d'information » est périmée depuis le 26 août 2026. Les cinq textes légaux ont été réécrits à cette date et les conditions générales de vente sont passées de trente-six à cinquante-cinq articles. Leur poids et leur nombre d'éléments ont donc augmenté dans une proportion que nous n'avons pas encore mesurée. Le relevé sera refait et daté ; d'ici là, ces deux bornes sont à lire comme un minimum et non comme l'état actuel.
Ces chiffres sont plus élevés que ceux publiés ici jusqu'au 30 juillet et pas seulement à cause de GSAP. Les deux images de fond du hero étaient servies en cinq variantes choisies selon la largeur de l'écran ; elles ne le sont plus et partent aujourd'hui en pleine définition, soit 240 Ko pour la vue de jour au lieu de 129 et 169 Ko pour celle de nuit. À elle seule, cette régression pèse plus lourd que la bibliothèque d'animation. Elle est signalée ici plutôt que corrigée en silence et le rétablissement des variantes est la première chose à faire sur cette page.
Les pages « services », « projets » et « à propos » sont en cours de réécriture et réduites à leur ossature : leurs trois chiffres décrivent cet état provisoire, pas la page finale. Ils remonteront quand le contenu y reviendra et cette ligne disparaîtra le jour où ce sera fait.
5.4. Trois lectures
Les pages sans photographie tiennent en cinq requêtes et environ 240 kilo-octets, dont 138 pour la police et le script, que le navigateur garde ensuite en cache : la deuxième page visitée ne coûte plus que son balisage. Une fois compressés, la feuille de styles descend à 12 kilo-octets et le script à 25. Pour qui accepte le mouvement, s'y ajoutent 47 kilo-octets compressés de bibliothèque d'animation, mis en cache eux aussi et payés une seule fois pour toute la visite.
L'accueil pesait six mégaoctets ; il en pèse aujourd'hui 880 kilo-octets et 762 sans le mouvement. Ses deux images de fond partaient en pleine résolution, 5 424 pixels de large, soit 3 166 Ko pour la vue de jour et 2 675 Ko pour celle de nuit. Elles sont aujourd'hui réencodées en AVIF, ce qui les ramène à 240 et 169 Ko. Le découpage en cinq variantes servies selon la largeur de l'écran, qui descendait la vue de jour à 129 Ko sur une fenêtre de 1 440 pixels, n'est plus en place : c'est la régression signalée plus haut. Les deux images de fond et la police représentent toujours plus de la moitié de la page ; le reste est le balisage, la feuille de styles et les scripts.
La vidéo de fond ne compte dans aucun de ces deux chiffres et c'est le point. Elle n'est demandée qu'à la bascule vers l'ambiance de nuit : 1 377 Ko sur un écran large, 473 Ko sur un téléphone, au lieu des 2 363 Ko du fichier d'origine une fois sa piste audio retirée et son encodage resserré. Un visiteur qui ne touche pas au sélecteur ne la télécharge jamais.
La page de contact porte 543 Ko de bibliothèque de formulaire. Elle est la seule à la charger, parce qu'elle est la seule à en avoir besoin : aucune autre page du site ne paie ce coût.
Le nombre d'éléments du DOM des conditions générales de vente était le plus élevé du site au dernier relevé, 780 pour trente-six articles. Il s'explique par la longueur du document et non par un balisage inutile. Le document en compte aujourd'hui cinquante-cinq : ce chiffre a donc monté et sera repris au prochain relevé.
Sur l'accueil, le mouvement ajoute seize éléments et pas un de plus : ce sont les lignes des titres découpés, créées seulement quand la découpe a lieu. En mouvement réduit, le balisage reste celui que le serveur a envoyé.
5.5. Ce qui pèse encore
- Une image de 2 116 Ko encore au format PNG, plus bas sur l'accueil, alors que l'AVIF diviserait son poids par plus de dix. Son chargement est différé, elle ne pèse donc pas sur l'ouverture de la page mais elle arrive dès que le visiteur descend.
- La vidéo de fond du hero, 1 377 Ko sur un écran large. Elle n'est téléchargée qu'à la demande et jamais en mouvement réduit mais elle reste de loin le plus gros fichier du site pour qui la déclenche.
- Les deux images de fond du hero sont chargées ensemble, pour que la bascule entre le jour et la nuit soit immédiate. C'est un choix, pas un oubli. En revanche, qu'elles partent en pleine définition au lieu d'être servies en variantes selon la largeur de l'écran est bien un défaut et c'est aujourd'hui le premier poste d'économie de l'accueil.
- La bibliothèque d'animation, 118 Ko, pour qui accepte le mouvement. Elle arrive après le premier rendu et n'empêche donc rien de s'afficher mais elle reste le deuxième fichier du site par la taille. Seuls trois de ses modules sont embarqués, ceux réellement employés ; son catalogue complet pèse plusieurs fois cela.
- Les visuels de remplacement des projets, qui seront remplacés par de vraies captures, elles-mêmes redimensionnées avant publication.
- Un appel réseau vers un service tiers sur l'accueil, pour la température affichée en bas du hero. Il ne transfère que quelques centaines d'octets mais il sort du site ; il est décrit dans la politique de confidentialité.
- La mise en cache statique des pages n'est pas encore activée. Le site reconstruit donc chaque page à la demande, alors que son contenu ne change qu'à la publication. Ce sera fait à la mise en ligne.
Ces points sont connus, chiffrés et suivis. Les annoncer vaut mieux que de publier une déclaration qui n'énumère que les bonnes nouvelles.
6. Pilier « Prosperity »
Hébergement. Le site est hébergé par Hetzner Online GmbH, en Allemagne, sur un serveur administré au moyen de Laravel Forge. Hetzner indique alimenter ses centres de données européens en électricité d'origine renouvelable : cette affirmation est celle de l'hébergeur, reprise ici telle quelle et nous ne l'avons pas auditée. Nous la présentons comme une déclaration de tiers et non comme une garantie de notre part. Le serveur étant en Europe, la distance parcourue par les données reste courte pour un public majoritairement belge et français.
Durée de vie. Chaque bibliothèque ajoutée est une mise à jour de plus à suivre et un risque d'obsolescence de plus ; le socle technique de ce site tient en quatre noms. Le code est lisible et commenté en français, pour qu'une reprise dans trois ans ne se solde pas par une réécriture complète, laquelle coûte bien plus qu'un site allégé n'économise. Un site qui dure dix ans est plus sobre que trois sites légers refaits tous les trois ans.
Indépendance. Le code source et les accès appartiennent au client, remis à la fin du projet, comme le prévoient les articles 35 et 50 des conditions générales de vente. Rien n'oblige à repasser par nous pour faire évoluer un site, ce qui évite les refontes de dépit.
7. Ce qu'un score public dira et quand
Les outils publics d'évaluation, EcoIndex du collectif GreenIT, Website Carbon ou le Green Web Check de la Green Web Foundation, interrogent une adresse accessible depuis internet. Ils ne peuvent donc rien mesurer tant que le site n'est pas en ligne et aucun score de ce type n'est affiché ici pour l'instant. En publier un serait l'inventer.
L'EcoIndex se calcule à partir de trois grandeurs : le nombre d'éléments du DOM, le nombre de requêtes et le poids de la page. Ces trois grandeurs sont déjà dans le tableau ci-dessus, page par page : le score, quand il sera calculé, n'apportera pas d'information nouvelle, seulement une échelle commune.
Dès la mise en ligne seront publiés ici, avec leur date et un lien vers le résultat vérifiable : la note EcoIndex des pages principales, la note Website Carbon de l'accueil et le résultat du Green Web Check sur l'hébergement.
8. Ce qui est prévu
- Rétablir les variantes d'images du hero, perdues en cours de route. C'est le premier poste d'économie de l'accueil, devant tout le reste : à lui seul, il lui rendrait environ 180 kilo-octets et le ramènerait sous la barre des 500 Ko qui avait été atteinte, mouvement compris.
- Variantes d'images pour les fiches de projets.
- Conversion en AVIF de la dernière image encore au format PNG.
- Activation de la mise en cache statique des pages à la mise en ligne.
- Publication des scores publics et de leur date.
- Budget de poids formalisé, vérifié à chaque publication et affiché ici.
9. Ce que cela vaut pour nos clients
L'écoconception fait partie de notre méthode et non d'une option facturée en supplément. Elle n'est en revanche un engagement contractuel que lorsqu'un objectif chiffré figure au devis, avec la page mesurée, l'outil, la configuration réseau et l'appareil de référence. L'article 27 des conditions générales de vente le précise.
La raison est simple : la sobriété d'un site en production dépend de ce qu'on y ajoute ensuite. Un traceur, une vidéo, une police tierce ou un module externe ajoutés après la livraison suffisent à défaire le travail. Nous le disons avant plutôt que de le découvrir ensemble.
10. Limites de cette déclaration
Ces mesures sont locales et instantanées. Elles décrivent le poids transféré et la complexité des pages, ce qui n'est qu'une part de l'impact réel d'un service numérique : la fabrication des terminaux, la durée des sessions et le nombre de visites pèsent lourd et ne sont pas mesurés ici. Aucune analyse de cycle de vie n'a été conduite et aucun facteur d'émission n'est appliqué.
Linectis n'entre dans le champ d'aucune obligation de publication d'informations de durabilité : la directive (UE) 2022/2464 ne vise pas une entreprise de cette taille. La présente déclaration est donc volontaire, comme celle d'accessibilité.
Une déclaration d'écoconception n'est pas un certificat. C'est un relevé daté, refait à chaque ajout de page, que vous pouvez reproduire vous-même avec les outils de développement de votre navigateur. Si vous obtenez un chiffre différent du nôtre, écrivez-nous : c'est le nôtre qui sera corrigé.
Renaud Van Meerbergen, Linectis