Pourquoi cette page
Un site web consomme de l'énergie à chaque visite : celle du serveur, celle du
réseau, et surtout celle de l'appareil qui l'affiche. La plus grande partie de
cette dépense se décide à la conception, dans ce qu'on choisit de ne pas
charger.
Cette déclaration expose les choix faits sur ce site, les mesures relevées et
les points qui restent à corriger. Elle est écrite dans le même esprit que la
déclaration d'accessibilité : ce qui n'est pas
mesuré n'est pas affirmé, et ce qui est mauvais est écrit avec le chiffre.
Référentiels
La démarche s'appuie sur deux références publiques :
- le GR491, guide de référence de conception responsable de services
numériques publié par l'Institut du numérique responsable, qui organise la
matière en trois piliers ; - le référentiel général d'écoconception de services numériques publié en
France, dont les critères techniques recoupent largement les précédents.
Aucune certification n'a été demandée et aucun label n'est revendiqué. Les
mesures ci-dessous sont les miennes, obtenues avec les outils décrits, et
reproductibles.
Pilier « People »
Un site sobre qui exclut une partie de son public n'est pas responsable, il est
seulement léger. Ce site vise le niveau AA des WCAG 2.2, vérifié page par page,
et l'état exact de cette conformité est publié dans la
déclaration d'accessibilité.
S'y ajoutent trois choix qui relèvent du même pilier :
- aucun mur de consentement, puisqu'il n'y a aucun traceur à faire
accepter ; - aucun procédé de captation : pas de fenêtre surgissante, pas de compte à
rebours artificiel, pas de bouton de refus caché ; - un contenu qui répond à la question posée, plutôt qu'une page longue
conçue pour retenir.
Pilier « Planet »
Ce qui a été fait
Architecture. Le contenu vit dans des fichiers texte, sans base de données :
une visite ne déclenche aucune requête de base. Une seule feuille de styles et
un seul script, tous deux compilés et empreintés, que le navigateur garde en
cache d'une page à l'autre et ne redemande qu'en cas de changement réel.
Poids envoyé. Aucun traceur, aucune régie publicitaire, aucun bouton de
réseau social : ce sont les trois premières sources de poids inutile sur un site
vitrine. Aucun cadre d'interface lourd non plus, l'interactivité reposant sur
Alpine, quelques kilo-octets, plutôt que sur une bibliothèque de plusieurs
centaines. Les polices sont auto-hébergées, en une seule famille variable, soit
un fichier au lieu de quatre graisses et aucun appel à un service tiers. Les
images sont en AVIF, avec leurs dimensions déclarées dans le balisage et un
chargement différé sous la ligne de flottaison. Les icônes sont des SVG
intégrés au balisage, sans police d'icônes ni requête supplémentaire.
Sobriété du DOM. Le nombre d'éléments d'une page est l'un des trois
facteurs de son impact, et le plus souvent le plus négligé. Les pages de ce
site tiennent entre 182 et 437 éléments, là où un site vitrine courant en
compte plusieurs milliers. Aucune surcouche de conteneurs : le balisage a été
écrit à la main, pas généré par un constructeur de pages.
Mouvement. Aucune vidéo, aucune animation permanente. Les seules animations
sont courtes, déclenchées à l'arrivée sur une section, et supprimées lorsque le
système signale une préférence pour le mouvement réduit.
Mesures
Relevés sur Chromium, fenêtre de 1440 pixels, cache vide, en additionnant
toutes les ressources chargées jusqu'à la fin du chargement. Deux méthodes
indépendantes ont été confrontées, l'interface de mesure du navigateur et la
somme des corps de réponse ; elles concordent à moins de 1 % près. Mesures du
28 juillet 2026, sans compression de transport : c'est le pire cas, le
chiffre réel chez le visiteur est plus bas.
| Page | Poids chargé | Requêtes | Éléments du DOM |
|---|---|---|---|
| Accueil | 6 133 Ko | 9 | 437 |
| Services | 250 Ko | 5 | 288 |
| Projets | 259 Ko | 6 | 249 |
| À propos | 2 359 Ko | 6 | 238 |
| Contact | 781 Ko | 7 | 182 |
| Pages d'information | 237 à 271 Ko | 5 | 261 à 775 |
Trois lectures s'imposent.
Les pages sans photographie tiennent en cinq requêtes et environ 240
kilo-octets, dont 138 pour la police et le script, que le navigateur garde
ensuite en cache : la deuxième page visitée ne coûte plus que son balisage. Une
fois compressés, la feuille de styles descend à 12 kilo-octets et le script
à 25.
L'accueil pèse six mégaoctets, et cela ne se rattrape pas par une phrase.
Ses deux photographies en représentent 95 % : 3 166 Ko pour la vue de jour,
2 675 Ko pour celle de nuit. C'est le premier chantier ouvert.
La page de contact porte 543 Ko de bibliothèque de formulaire. Elle est la
seule à la charger, parce qu'elle est la seule à en avoir besoin : aucune autre
page du site ne paie ce coût.
Le nombre d'éléments du DOM des conditions générales de vente, 775, est le plus
élevé du site. Il s'explique par la longueur du document, trente-six articles,
et non par un balisage inutile.
Ce qui pèse encore
- Les photographies du hero, livrées en pleine résolution, bien plus larges
que ce qu'un écran de bureau affiche. Leur découpe en variantes servies selon
la largeur de l'écran est le chantier prioritaire. - Le portrait de la page « à propos », 2 116 Ko encore au format PNG, alors
que l'AVIF diviserait son poids par plus de dix. - Les visuels de remplacement des projets, qui seront remplacés par de
vraies captures, elles-mêmes redimensionnées avant publication. - Un appel réseau vers un service tiers sur l'accueil, pour la température
affichée en bas du hero. Il ne transfère que quelques centaines d'octets,
mais il sort du site ; il est décrit dans la
politique de confidentialité. - La mise en cache statique des pages n'est pas encore activée. Le site
reconstruit donc chaque page à la demande, alors que son contenu ne change
qu'à la publication. Ce sera fait à la mise en ligne.
Ces points sont connus, chiffrés et suivis. Les annoncer vaut mieux que de
publier une déclaration qui n'énumère que les bonnes nouvelles.
Pilier « Prosperity »
Hébergement. Le site est hébergé par Hetzner Online GmbH, en Allemagne, sur
un serveur administré au moyen de Laravel Forge. Hetzner indique alimenter ses
centres de données européens en électricité d'origine renouvelable : cette
affirmation est celle de l'hébergeur, reprise ici telle quelle, je ne l'ai pas
auditée. Le serveur étant en Europe, la distance parcourue par les données
reste courte pour un public majoritairement belge et français.
Durée de vie. Chaque bibliothèque ajoutée est une mise à jour de plus à
suivre et un risque d'obsolescence de plus ; le socle technique de ce site tient
en quatre noms. Le code est lisible et commenté en français, pour qu'une
reprise dans trois ans ne se solde pas par une réécriture complète, laquelle
coûte bien plus qu'un site allégé n'économise. Un site qui dure dix ans est
plus sobre que trois sites légers refaits tous les trois ans.
Indépendance. Le code source et les accès appartiennent au client, remis à
la fin du projet. Rien n'oblige à repasser par moi pour faire évoluer un site,
ce qui évite les refontes de dépit.
Ce qu'un score public dira, et quand
Les outils publics d'évaluation, EcoIndex du collectif GreenIT, Website Carbon
ou le Green Web Check de la Green Web Foundation, interrogent une adresse
accessible depuis internet. Ils ne peuvent donc rien mesurer tant que le site
n'est pas en ligne, et aucun score de ce type n'est affiché ici pour
l'instant. En publier un serait l'inventer.
L'EcoIndex se calcule à partir de trois grandeurs : le nombre d'éléments du
DOM, le nombre de requêtes et le poids de la page. Ces trois grandeurs sont
déjà dans le tableau ci-dessus, page par page : le score, quand il sera
calculé, n'apportera pas d'information nouvelle, seulement une échelle
commune.
Dès la mise en ligne, seront publiés ici, avec leur date et un lien vers le
résultat vérifiable : la note EcoIndex des pages principales, la note Website
Carbon de l'accueil, et le résultat du Green Web Check sur l'hébergement.
Ce qui est prévu
- Variantes d'images servies selon la largeur de l'écran, pour l'accueil comme
pour les fiches de projets. Objectif : ramener l'accueil sous 500 Ko. - Conversion du portrait de la page « à propos » en AVIF.
- Activation de la mise en cache statique des pages à la mise en ligne.
- Publication des scores publics et de leur date.
- Budget de poids formalisé, vérifié à chaque publication, et affiché ici.
Limites de cette déclaration
Ces mesures sont locales et instantanées. Elles décrivent le poids transféré et
la complexité des pages, ce qui n'est qu'une part de l'impact réel d'un service
numérique : la fabrication des terminaux, la durée des sessions et le nombre de
visites pèsent lourd et ne sont pas mesurés ici. Aucune analyse de cycle de vie
n'a été conduite.
Une déclaration d'écoconception n'est pas un certificat. C'est un relevé daté,
refait à chaque ajout de page, que vous pouvez reproduire vous-même avec les
outils de développement de votre navigateur.
Renaud Van Meerbergen, Linectis